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Comment exprimer mes peurs en restant authentique ?

Ma vérité - Bruce Mars source Unsplash

Ma vérité - Bruce Mars source Unsplash

Vous avez envie de vous exprimer sur quelque chose qui vous déplaît et vous avez peut-être peur de blesser en le disant. Comment dire la vérité ? Y a-t-il des façons de le dire qui soient plus bienveillantes que d’autres ?

 

Dans cet article, je vous présenterai deux méthodes qui peuvent vous aider. Elles font partie de l’approche « Élément Humain » qui m’inspire beaucoup.

La première se nomme la première vérité en premier. La deuxième s’appelle les niveaux d’ouverture.

 

La première vérité en premier

 

Cette méthode peut être appliquée aussi bien dans le cadre personnel que dans la vie professionnelle. Par exemple, j’ai trouvé choquant la façon dont un manager a critiqué la présentation d’un de ses collègues ou collaborateurs. Je me sens gêné par ce comportement car j’ai une image positive du manager, à la fois très bienveillant et très ouvert. Cela me perturbe qu’il ait pu agir de façon si maladroite. Vous avez conscience que si vous le formulez de la manière suivante « tu as été humiliant envers lui », le manager risque d’être irrité. L’idée est donc de prendre conscience de cette peur et de l’annoncer en préalable comme une première vérité.

 

PEUR

Je vais donc le voir et lui partager ma préoccupation de « le mettre en colère ».

« Je veux te dire quelque chose mais j’ai peur de te mettre en colère et que tu n’apprécies pas ».

MON INTENTION

Ensuite, je vais lui expliquer mon intention. Je peux dire par exemple « Je souhaite te partager mon observation qui m’a surpris et qui ne correspondait pas à l’image que j’ai de toi ».

ACCORD

Je lui demande s’il est d’accord pour que je lui en dise plus.

« Es-tu OK pour m’écouter sur ce sujet maintenant ? »

VÉRITÉ

Selon sa réponse, je peux faire le choix soit de ne pas le dire, soit de le dire à un moment plus propice s’il demande à avoir un temps dédié pour cela, soit je le dis maintenant. C’est mon choix. En revanche, si j’hésite à dire ou à ne pas le dire, c’est que je dois le dire selon Will Schutz.

 

Alors, je partage mon point de vue sur le problème. « J’ai le sentiment que ton retour sur la présentation de ton collègue a été trop confrontant et a pu toucher son estime de soi. À sa place, j’aurai pu me sentir humilié. Je t’invite à aller en rediscuter avec lui ».

 

Étapes du processus

 

En résumé, Il existe donc 4 étapes :

1 Ce que j’appréhende de vos réactions (blesser, mettre en colère, irriter, etc.) ;

2 Mon intention ;

3 Accord de l’interlocuteur ;

4 Ma vérité ;

 

Quand j’exprime ma vérité, la personne peut l’accueillir de façon très différente. Elle peut me remercier. Elle a la possibilité de me dire OK et de comprendre ce que je lui transmets. Elle est capable d’avoir un avis différent et de partager sa propre représentation / vérité. Dans tous les cas, elle sera informée de ce que j’ai exprimé et aura la latitude de faire le choix de l’intégrer en conscience ou de ne pas en tenir compte.

 

 

Les niveaux d’ouverture

 

 

Un autre outil peut aider à présenter une situation difficile. Il s’appelle les niveaux d’ouverture. Il permet de passer de commentaires de surface ou des propos d’accusation à des retours plus directs, plus personnels et plus profonds.

 

Comment exprimer mes peurs en restant authentique ?

Pour commencer, je vous présente les sept niveaux d’ouverture comme un garage à étages. Le sous-sol reste dans l’obscurité tandis que le niveau le plus haut demeure dans la lumière. Le niveau -1 est inconscient : « Je n’ai pas conscience de mon expérience », « je ne vois pas le problème ». Le niveau 0 est celui de la rétention. Je vois le problème et j’agis comme s’il n’existait pas donc je le nie. En conséquence, j’ai conscience mais je ne le dis pas. Dans ces deux premiers niveaux, il n’y aura pas d’envie de communiquer sur la situation.

Au niveau 1, je suis accusateur, avec le « tu » qui tue. Par exemple, ce type de communication « tu es un idiot » est très contre-productif car cette phrase va braquer directement la personne et rentrer dans l’accusation et le conflit.

Au niveau 2, je vais partager mes ressentis. Par exemple, « je ressens de l’antipathie pour toi en tant que chef.  La parole paraît moins piquante car je parle en « je ».

Ensuite, je vais développer au niveau 3, en expliquant pourquoi, dans quel contexte cela arrive : « Parce que tu ne reconnais pas mon travail » donc je peux développer le contexte.

Au niveau 4, je présente le film que je me fais dans ma tête. Ce film peut être réel ou virtuel en pensant que « J’imagine que tu penses que je suis incompétent ».

Si j’ai confiance en la personne ou que mon intuition me dit que cela est possible, je peux lui exposer le niveau 5. Je vais déclarer par exemple « J’ai peur d’être incompétent. » Les principales peurs sont d’être abandonné, humilié, rejeté, trahi ou de subir des injustices comme le décrit Lise Bourdeau dans son livre intitulé les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même.

Si une situation vous semble difficile, vous pouvez donc faire le choix de le dire.

Vous exprimez tout d’abord votre première vérité, ensuite votre intention (par exemple clarifier la situation), vous demandez un accord et vous révélez votre vérité avec les niveaux 2 à 4 voire le niveau 5.

Ce que je ressens

Parce que…

J’ai l’impression que tu penses que…

J’ai peur d’être…

Ensuite, vous écoutez attentivement la réponse de votre interlocuteur et utilisez le silence à bon escient. Une fois la situation partagée, vous pouvez exprimer une demande, ce que vous voulez pour le futur, pour renouer les liens et pour mieux travailler ensemble.

 

Cette démarche permet de vous aider à rendre explicite une tension qui est implicite et d’ouvrir la discussion de façon constructive et positive. Elle se rapproche pour moi de la méthode de communication non violente, Observation = > Sentiment = > Besoin = > Demande.

L’observation  apparaît dans « parce que » qui relate les faits.

Les sentiments sont dans ce que je ressens et aussi dans « j’ai l’impression de.., j’ai peur de… » Cela permet à la personne qui écoute si elle a de l’empathie de réagir et de fermer un potentiel malentendu.

Je trouve donc important d’y ajouter ce que je veux pour s’assurer que cela ne revienne pas dans le futur.

Pensez maintenant à un cas concret où vous pourriez l’utiliser pour améliorer une relation et qui vous touche émotionnellement. Comment pouvez-vous le préparer ? Pouvez-vous simuler l’entretien avec un.e ami.e ? Pouvez-vous mettre en place cet entretien pour parler vrai et oser dire la vérité ?

 

À mes yeux, cela ne peut être que bénéfique d’exprimer ce que vous avez sur le cœur. Si vous le gardez en vous, cela risque de se détériorer et d’affecter votre bien-être.

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur « l’Élément Humain » ou avoir une séance de découverte en coaching individuel, n’hésitez pas à me contacter.

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